Femmes et religions

Serait ce une révolution au Vatican ? En effet, après une première tentative menée par des religieuses, le pape François a nommé Nathalie Becquart, une religieuse française, sous-secrétaire du synode des évêques. Pour rappel, le synode est un assemblée chargé de questions doctrinales de l’Église catholique. Jusque là les femmes étaient cantonnées aux rôles de conseillères, d’auditrices et d’expertes sans avoir le droit de vote. Avec cette nomination, le pape envoie un message fort d’ouverture de l’Église aux fait aux femmes mais aussi aux laïcs dans un contexte de crise des vocations sacerdotales. Le secrétaire général du synode, le cardinal Mario Grech, parle de « porte ouverte » et confirme la volonté du pape de promouvoir « une plus grande participation des femmes dans les processus de discernement et de décision ecclésiaux ». Nathalie Becquart est une religieuse de la congrégation des Xavières, conseillère du synode depuis 2019. Elle est très impliquée dans les mouvements de jeunesse en accompagnant de nombreux jeunes au JMJ.

Cette nomination d’importance, au sein de l’Église, redéfinie la place des femmes dans la religion. Il témoigne des combats des femmes en lien avec cette question. En 2020, une femme se portait candidate à la succession du cardinal Barbarin archevêque de Lyon. Dans son sillage, sept femmes laïcs, fédérées au collectif « Toutes apôtres ! », se sont portées candidates aux ministères de diacre, de curé, d’évêque ou de nonce habituellement réservés aux hommes.

La libéralisation de la place des femmes n’est pas limitée seulement à la religion catholique. En effet, une quatrième femme, Danièla Touati, est devenue rabbin en 2019. Elle rejoint de ce fait, Pauline Bebe, Floriane Chinsky et la très médiatique Delphine Horvilleur. La religion musulmane n’est pas en reste avec le projet de la mosquée Fatima portée par la première femme imane en France, Khanina Bahloul. Elle souhaite créer une mosquée libérale à Paris où la place de la femme serait en totale pied d’égalité avec les hommes. Elle souhaite proposer une nouvelle interprétation des textes « plus favorable aux femmes ».

Tous ces luttes militantes menées par les diverses femmes dans chacune des trois religions monothéistes sont des approches en harmonie avec notre époque et la modernité comme souligne à juste titre Khanina Bahloul.

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